miércoles, 7 de abril de 2010

La violence scolaire en Europe



On juge les autres sans les connaître par leur apparence vestimentaire, par les gens qu’ils/elles fréquentent, par ce que quelqu’un nous a raconté sur eux/elles...

Au collège ou au lycée, le jour de la rentrée, les élèves qui se connaissent déjà bavardent en regardant attentivement les nouveaux élèves. Ils les examinent pous arriver à un jugement immédiat qui n’a pas de base logique. Les préjugés sont à la base du jugement pas la connaissance réelle de la personne. Et parfois, on agit: la violence scolaire a trouvé un de ses points de départ.

Il y a quelques années, ce genre de nouvelles arrivaient toujours des Etats-Unis. On avait donc la sensation de quelque chose de lointain. De nos jours, la violence scolaire est présente dans tous les pays européens.


L'étude Sivis du ministère de l'Education nationale française révèle qu'entre 2008 et 2009, 19 intrusions dans un établissement scolaire avec arme, 150 détentions d'armes par les élèves et 73 usages d'armes ont été constatés.


En février 2010, à Vitry, on a constaté l’agression d’un élève à coups de couteau par sept jeunes extérieurs à l’établissement où il suivait ses études. Treize jours plus tard, six personnes, la tête masquée par des capuches et des foulards, ont fait irruption dans le gymnase pendant un cours qui réunissait deux classes de terminale du lycée polyvalent Guillaume-Apollinaire et ont attaqué la victime avant de prendre la fuite. Ils ont d’abord aspergé les élèves avec des bombes lacrymogènes, puis ils ont poursuivi un des élèves à l’extérieur du gymnase et l’ont frappé à coups de batte de base-ball et de cutter .

En Septembre 2009 l’Allemagne a encore vécu l’effroi d’une nouvelle tragédie dans une école bavaroise avec l’intrusion d’un écolier de 18 ans armé d'une hache, de couteaux et de cocktails Molotov. Il a blessé une dizaine de ses camarades avant d’être stoppé par les tirs de la police. Six mois avant , un autre jeune âgé de seulement 17 ans, avait exécuté quinze personnes à la Albertville-Schule de Winnenden . Armé jusqu’aux dents, il s’était en suite donné la mort sur un parking. Ce genre de nouvelles devient une tragique habitude dans les journaux allemands. L’Allemagne avait déjà en effet était au centre de l’actualité lors du drame d’Erfurt en 2002 où 16 personnes – majoritairement des professeurs – étaient décédées dans cette ville .. S’en était suivi la fusillade d’Emdstetten en 2006 où onze personnes avaient été blessées.

En Espagne, les cas de violence scolaire ne sont pas très diffusés peut-être parce qu'ils n'ont pas encore la magnitude des cas antérieurs. Ce sont surtout les violences en marge des établissements scolaires mais exercées par des camarades.

Les agresseurs sont de plus en plus jeunes et l'école primaire n'est pas à l'abri de cette ambiance de violence. Les écoles britanniques excluent chaque jour 14 élèves de 3 à 5 ans pour des violences envers des camarades ou des enseignants. Aussi violentes que les garçons, les filles se battent généralement entre copines.

Et on n'a pas mentionné les cas de violence contre les enseignants!.

On ne cesse pas de parler du problème de la violence scolaire dans les médias, la société (composée de tous, agresseurs inclus) est alarmée et cherche des coupables, les gouvernements ont pris des mesures de prévention cependant la situation devient de plus en plus grave. Qu'est-ce qui ne marche pas?

Source: le petit journal.com, libération.fr, education weka.fr

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